Les écoles d'ingénieur



Destinées aux profils scientifiques, les écoles d'ingénieurs proposent une formation de niveau bac + 5 (grade master) et délivrent un diplôme reconnu et habilité par un organisme officiel, la CTI (Commission des titres d'ingénieurs).


Chaque année, plus de 40 000 étudiants rejoignent les rangs de ces établissements.

A la clé : des cursus qui allient connaissances scientifiques, sensibilisation à la recherche, stages, ouverture internationale et humaine, et qui offrent de belles perspectives de carrière...

Reste à trouver LA bonne école, autrement dit, celle qui va VOUS convenir parmi les quelque 200 établissements qui existent, sachant que de nombreux itinéraires peuvent vous y conduire. 

Même en période de crise, les jeunes diplômés d’écoles d’ingénieurs sont très recherchés. Reconnaissance de la formation en France et à l’international, perspectives de carrières variées, insertion quasi garantie, enseignements tournés vers l’innovation… autant d’atouts qui encouragent les étudiants à se lancer dans l’aventure de ces 5 ans d’études exigeantes. Passage en revue.


1 - Une formation professionnalisante

En école d’ingénieurs, 20 % des cours au moins sont assurés par des professionnels en exercice.

Les stages obligatoires (28 semaines au minimum, soit plus de 6 mois) sont l’occasion de mettre en application les connaissances acquises en cours et d’affiner son projet professionnel. De nombreux projets de groupe, réalisés en partie pour le compte d’entreprises, initient par ailleurs les élèves ingénieurs à des problématiques concrètes, à la gestion de projet et au travail en équipe. Chaires d’entreprise, visites de sites industriels, forums de recrutement et de présentation des métiers des partenaires complètent le tableau.

Ces liens avec le monde professionnel permettent au jeune diplômé d’être rapidement opérationnel lors de son entrée sur le marché du travail et de nouer de précieux contacts pour un futur premier emploi.


2 - Une ouverture à l’international

Mondialisation des échanges, délocalisation des productions, laboratoires majoritairement anglophones… les écoles d’ingénieurs préparent leurs élèves à un environnement professionnel de plus en plus international. L’ouverture des formations aux étudiants étrangers et l’intervention de professeurs issus d’universités partenaires favorisent la mixité des cultures.

Toutes les écoles incluent dans leur cursus une expérience à l’étranger de 3 mois à 1 an. Cette expatriation peut être intégrée dans la scolarité, sous la forme de stage en entreprise ou de séjour d’études dans un établissement partenaire, ou effectuée au cours de l’année de césure. Dans certains établissements, cette mobilité est même obligatoire pour obtenir le diplôme.

Autre piste : le double diplôme qui permet à l’étudiant d’obtenir le diplôme de son école d’origine et celui d’une école partenaire à l’étranger, moyennant parfois un allongement du cursus.

Parmi les vertus de ces voyages hors des frontières : progresser en langue étrangère (pour obtenir le diplôme d’ingénieur, les étudiants doivent valider un niveau d’anglais certifié par un organisme extérieur), mais aussi développer une culture internationale, des capacités d’adaptation à d’autres modes de vie et de travail, etc. Autant de qualités appréciées des recruteurs, en France comme à l’étranger.

 

3 - De la recherche de pointe

Visites de laboratoires, présentation des avancées de l’école, travaux expérimentaux, stages en labo : les écoles d’ingénieurs inscrivent nécessairement leurs étudiants dans un "environnement" recherche. Elles s’appuient pour cela sur leurs laboratoires, souvent en partenariat avec des universités, des instituts de recherche publique et des entreprises privées. Les élèves ingénieurs séduits par cette initiation et qui souhaitent travailler à l’avancée des connaissances ont la possibilité de préparer, parallèlement à leur dernière année d’école, un master orienté vers la recherche.

7 % des ingénieurs diplômés continuent en thèse, qui les mène au doctorat (bac + 8), sésame pour une carrière d’enseignant-chercheur à l’université ou de chercheur dans un organisme public, mais aussi pour rejoindre les services de recherche et développement des entreprises.


4 - Une insertion professionnelle optimale

Seulement 6 mois après l’obtention du diplôme, 63 % des ingénieurs sont déjà en activité. Parmi eux, 4 sur 5 ont le statut de cadre. Plus généralement, le taux de chômage des ingénieurs est bien en deçà de la moyenne nationale (4 % contre 11 %). Autant dire que le diplôme d’ingénieur constitue un véritable sésame pour l’emploi ! Il ouvre les portes de nombreux secteurs d’activité et de fonctions variées.

Il permet également à ceux qui le souhaitent de poursuivre leurs études plutôt que d’entrer sur le marché du travail. 16 % des ingénieurs font ce choix, dont près de la moitié pour préparer un doctorat.


5 - Des salaires enviables

33 650 euros : c’est le salaire moyen annuel (hors primes) en euros brut annuels pour un ingénieur diplômé (source CGE). Il est globalement très enviable par rapport à celui des jeunes diplômés d’autres formations.

Ce salaire varie selon le secteur d’activité (par exemple, on gagne mieux dans l’énergie ou la finance que dans l’agroalimentaire), la taille de l’entreprise, la région dans laquelle on exerce et l’école d’origine. Il augmente avec l’âge et l’expérience : il est en moyenne de 69 194 euros dans la population des ingénieurs.